Critique : Édition Diamant de Blanche-Neige et les 7 nains

Le 6 octobre 2009 marquait la sortie de la première édition Diamant, à savoir celle dédiée au premier long-métrage d’animation de l’histoire du cinéma : « Blanche-Neige et les Sept Nains« . Je vais donc critiquer cette édition.

Mon avis

Blanche-Neige et les 7 nains est inspiré du conte des frères Grimm, paru au 19e siècle. Celui-ci est le tout premier long-métrage des studios Disney et il est sorti en 1937.

À l’époque de sa sortie, Walt Disney voulait produire un long-métrage, après seulement avoir fait la série de Mickey et des Silly Symphony. Pendant sa production, Walt va mettre énormément de coeur durant à la conception de ce film. Et « Blanche-Neige et les Sept nains » réussit-il à être éblouir son public ? Au final oui, bien plus qu’espéré même.

L’histoire est très ficelée, on sent le coeur mis à l’ouvrage dans l’histoire. Le film est plein d’humour, d’émotions et les personnages sont vraiment haut en couleur et très attachants tout au long du film.

Blanche-Neige est non seulement la première Princesse de Disney, mais c’est aussi celle par qui tout  a commencé. Bien que je ne sois pas énormément fan de ce personnage et qu’elle ait assez mal vieilli (notamment sa tenue, qui reste trop ancrée dans son époque, contrairement à Aurore (La belle au Bois Dormant) ou Cendrillon notamment), elle a son charme d’époque et incarne la gentillesse, la douceur et aussi l’innocence pure.

Les nains restent assez drôles dans l’ensemble et ont des personnalités propres, contrairement à la version du conte. Mon préféré reste Atchoum, il me fait rire lorsqu’il éternue, au point de faire du vent, c’est amusant. Que ce soit Timide, Dormeur, et surtout Grincheux, ils ont tous une personnalité qui fait que chacun a son nain préféré et qu’on a de l’affection pour eux. Mais le personnage qui reste incontournable est La Méchante Reine (mon personnage préféré dans ce film). Elle fait non seulement partie des plus charismatiques, mais elle est aussi impressionnante par sa froideur. Son côté très cruelle et glaciale donnent parfois des frissons. Même sa transformation en sorcière en a traumatisé plus d’un. C’est une des plus grandes méchantes de l’univers Disney. On peut regretter Le Prince qui est trop peu présent durant le film.

Les paysages sont de toute beauté et sont une prouesse pour l’époque. Bien qu’ils aient assez mal vieillis, il restent cependant beaux pour l’époque. On voit clairement tout le soin apporté aux dessins, aux paysages et 0même aux personnages. Notamment la forêt de Blanche-Neige, qui est un parfait exemple. La B.O (musique du film) est vraiment très bien faite et reste mémorable.

Toutes les chansons du film restent en tête, que ce soit « Un Jour mon Prince Viendra« , « Sifflez en travaillant« , « Hé Ho » ou encore « Je souhaite » (je les aime tous, sauf la chanson du bain des nains). Même les instrumentaux restent en tête, notamment la fuite de Blanche-Neige ou la tyrolienne des Nains.

Même si il ne fait pas vraiment parti de mes préférés, « Blanche-Neige et les Sept nains » reste un beau film qui a marqué l’histoire du cinéma. C’est un film que j’aime revoir et devant lequel je passe toujours un bon moment.

Image

Parlons de cette édition. Elle propose un transfert remarquable. Le film a été entièrement nettoyé et débarrassé de toute trace de saleté ou de poussière. L’image est vraiment claire, très nette, et elle permet de faire ressortir tous les paysages, mais surtout les détails des peintures. Notamment la forêt lorsque Blanche-Neige cherche un abri pour fuir la Reine.

Bien que l’édition de 2001 était déjà très bonne, celle-ci rend vraiment justice à ce chef-d’œuvre du cinéma.

Menus et langues

Le menu est animé et présente le même type de menu que l’édition Platine de 2001, à savoir le miroir magique qui nous parle pour nous guider dans le menu, quelque que soit le disque. En plus, le menu est interactif et il se souvient de où vous vous êtes rendu dans le film si vous fermez votre lecteur Blu-Ray.

Les deux disques sont proposé en anglais DTS-HD 7.1 et mono, en français et espagnol Dolby Digital 5.1.

Bonus

Cette édition a marqué la fin de la collection Platine, mais aussi le début de la collection Diamant. Ce film a toujours eu droit à un excellent traitement, autant en VHS, qu’en DVD et plus tard en Blu-Ray. L’édition Platine, parue en 2001 est la référence dans le département des bonus, où on entre vraiment dans les coulisses du film. Il y avait une quantité interminable de bonus (ça pouvait prendre deux semaines pour tout regarder).

La barre était haute pour cette édition. Cette sortie marque toutefois une baisse par rapport à l’édition platine, mais la très bonne quantité de bonus proposés ici est hallucinante et dévoile beaucoup de nouvelles infos sur l’époque de la création du film. Presque tous les bonus proposés ici sont inédits. Je vais commencer par ceux du premier disque.

Ce disque marque le retour de Disney View (après Pinocchio). Pour rappel, cette fonction permet de remplacer les bandes noires par des bandes colorés pendant le film.

Le premier bonus inédit est l’extrait du film La princesse et la Grenouille, un aperçu du film avant sa sortie au cinéma, mais qui est désormais inutile, car le film est sorti depuis.

On passe maintenant à Blanche-Neige revient, un documentaire qui parle de la suite prévue par Walt avec les deux scènes coupées, initialement prévu pour le film, à savoir la scène de la soupe et la construction du lit, qui sont également proposées sur ce disque.

Le prochain bonus de la liste est le nouveau vidéo-clip de Someday My prince Will Comme (Un Jour Mon Prince Viendra), chantée par Tiffany Thornton, qui est très joli et donne un nouveau sens à cette chanson culte.

On passe maintenant à quatre nouveaux jeux, à savoir Miroir sur le mur, Que voyez-vous ?, Joyaux éternels et le Voleur de scènes.

On termine la visite du premier disque avec le commentaire audio de John Canemaker, qui est tiré de l’édition précédente de 2001.

On passe maintenant au second disque Blu-Ray. Il contient un bonus interactif : Les Studios Hypérion. Il s’agit d’une visite interactive des lieux des studios Hyperion de l’époque. Dans chaque pièce, il réunit une série de bonus qui parle de l’évolution de l’animation et de la fabrication du film. Il est introduit par une nouvelle sur la première du film à Hollywood. Parlons des bonus de cette visite.

On parle d’abord de la section « Extérieur des Studios Hyperion ». Il comprend trois documentaires. Le premier est Là où tout a commencé, qui parle de l’histoire des studios Hyperion et surtout de la construction des nouveaux studios à Burkbank. Le deuxième est Celui par qui tout a commencé, qui est un making-of sur la fabrication du film, il est également proposé dans les bonus. Le troisième est Une affaire de famille, qui parle de l’ambiance qui régnait avec les animateurs dans les studios Hyperion.

On passe maintenant à la salle de Narration. Il comprend le documentaire Histoires en provenance de la salle de narration, qui parle de la méthode que Walt procédait pour avancer l’histoire. S’en suit le documentaire 5$ le gag, qui parle du salaire des animateurs à chaque gag. Vient ensuite Le chasseur vu par Walt Disney, qui est une réunion sur l’évolution de la scène où le chasseur tente de tuer Blanche-Neige. On a également droit à Les vagabondages nocturnes de Walt, qui révèle des anecdotes sur le travail de nuit de Walt Disney.

On passe ensuite à 3 nains inconnus, un bonus qui parle des noms des nains proposés lors de la production du film (avant ceux qui ont été gardés dans le film final). On termine cette section avec le court-métrage de Silly Symphony : Les enfants du bois, ainsi que des galeries d’images sur les story-boards et les concepts abandonnés du film.

On visite à présent la Salle de Musique, qui est introduit par Ron Clements. Elle comprend le documentaire Les trucs de David Hand, c’est une interview de David Hand, révélant une anecdote d’une de ses visites à sa salle pour monter en improvisation une scène du film en 30 secondes. On arrive ensuite à La musique de Blanche-Neige, qui est un making-of sur la musique du film. On termine cette section par le premier court-métrage de Silly Symphony : La danse Macabre.

On découvre ensuite le Département Artistique. Il contient le documentaire : L’homme à idées, qui parle du travail et de l’influence d’Albert Hurter (décédé en 1942) sur les animateurs du film. On passe alors à la création du monde de Blanche-Neige, qui parle de la direction artistique du film et du travail d’Albert Hurter et de Gustaf Tenggren qui a été effectué sur ce film. Puis, Le nettoyage de la chaumière vu par Walt Disney, qui est la même chose que celui du chasseur, mais cette fois pour la scène de la chanson « Sifflez en travaillant« . On termine cette visite avec le court-métrage de Silly Symphony : Jazz Band Contre Symphony Land, et des galeries d’images sur les recherches graphiques et l’art de Gustaf Tenggren.

Et ce n’est pas fini ! On passe maintenant à la conception des personnages qui contient Les Nains vus par Walt Disney, c’est la même chose que les deux autres documentaires, mais pour la scène des nains. On termine cette partie avec les galeries d’images sur les tests chromatiques et la conception des personnages.

On enchaine avec les Décors et la mise en scène. Il comprend le documentaire sur la mise en scène, qui explique ce qu’est la mise en scène avec Don Hahn qui prend exemple de la scène de l’arrivé du prince. La section contient aussi des galeries d’images sur la mise en scène et des décors, tel qu’utilisées dans le film.

On arrive au Département Animation. Cela comprend le documentaire : Les Animateurs préférés des animateurs, qui comme son nom l’indique, parle des animateurs préférés des autres animateurs du studio. On passe maintenant au documentaire : Une explosion de vapeur, qui parle des tours joués aux animateurs du studios. Le dernier documentaire présenté dans cette section est « Et Blanche-Neige prend vie », qui explique comment les animateurs ont donné vie aux personnages du film. On termine avec deux courts-métrages : Pluto Jongleur (mettant en vedette Mickey et Pluto) et le Silly Symphony : La déesse du printemps, ainsi qu’une galerie d’images sur l’animation des personnages.

On va aller là aux prises de vue de références, introduites par John Musker. On passe ensuite au documentaire Dessiner d’après le monde réel, où on parle des tournages « en live » qui ont servi d’inspiration pour les dessins des personnages. Maintenant, on continue avec Une voix pour Blanche-Neige, qui parle de comment ils ont fait pour trouver la voix de Blanche-Neige. On termine avec une galerie d’images sur les prises de vue de référence.

On arrive enfin à la salle de Transpiration, introduite par Eric Goldberg. Cette partie ne possède que deux bonus : le documentaire L’épreuve, qui parle du conflit entre animateur lors des changements des animations, et une scène coupée : La construction du lit, qui est également présente dans les bonus du premier disque.

On découvre ensuite le Département encrage et peinture. Cela comprend deux documentaires : le premier est Les difficultés de l’encrage et de la peinture, qui parle des difficultés rencontrées sur le choix des couleurs pour le personnage de Blanche-Neige. Le deuxième documentaire est La vie au couvent, qui parle des filles, de la salle d’encrage à l’époque du studio, qui allaient au couvent. On termine avec le court-métrage de Silly Symphony : Des Arbres et des fleurs et la galerie d’images des cellulos finalisés.

On arrive au Département Caméra. Il comprend le documentaire : Décoder la feuille d’exposition, où Don Hahn parle de la feuille qu’il décode pour l’utilisation de la caméra multiplane sur la scène : Un chant. On poursuit avec Histoires du département caméra, qui parle de la méthode d’utilisation de la caméra multiplane à l’époque de Blanche-Neige. On termine cette section avec le court-métrage de Silly Symphony : Le vieux moulin.

On arrive finalement au Plateau. Cette section ne comprend que deux bonus : le premier court-métrage de Mickey Mouse : Steamboat Willie, et le documentaire : Les premiers maîtres du son de Walt, qui parle du son qui a été utilisé pour ce film.

On termine avec la dernière section : le bureau de Walt. On a accès au dernier documentaire : Travailler avec Walt, qui parle du travail qu’ils ont fait avec Walt au studio. On termine la visite des studios Hyperion avec une galerie d’images contenant des photos de production et de la promotion du film (notamment la première du film et les affiches cinémas).

Bien que certains bonus présents dans cette visite interactive soient assez courts (souvent une minute), on a en tout près de trois heures de bonus et ça vaut le coup pour les passionnés d’animation.

Le reste des bonus est tiré de l’édition précédente. Il y a le documentaire Les voix des personnages, le module Disney à travers les décennies (réunissant toutes les bandes-annonces cinéma de 1937 à 1993, ainsi que celui de la sortie DVD de 2001), le jeu Le chariot fou de Simplet et le fameux « Chantons Ensemble » de Hé ho.

Le Blu-Ray vient avec un DVD du film.

Conclusion

Blanche-Neige et les Sept Nains a fait un début remarquable en Blu-Ray en 2009. Non seulement avec une image tout aussi remarquable et incroyablement bien restaurée, mais avec un bon assortiment de bonus (bien que moins fourni que l’édition précédente). Ceux qui ont l’édition Platine de 2001 seront probablement déçus par les bonus de cette édition, mais ceux qui n’ont pas l’édition précédente auront de quoi à être ravis du contenu. Recommandé !

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One Comment

  1. Personnellement, je trouve que les court-métrages Silly Symphony prennent un peu trop de place dans les bonus de cette édition.

    Ils ont certes étaient importants pour la création du film, mais j’aurais préféré voir plus de reportages sur le film lui-même et son impact sur le monde du cinéma.

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