Critique : édition Diamant de La Belle et la Bête

Le 5 octobre 2010, le film d’animation La Belle et la Bête marquait ses débuts en Blu-Ray aux US, en édition Diamant. Je vais donc vous critiquer cette édition.

Avis

La Belle et la Bête est inspiré du conte de Jeanne-Marie Beaumont, sorti en 1757. Le film d’animation de Disney est sorti en 1991, après l’énorme succès de La Petite Sirène. Ce film a bercé mon enfance et représente un sommet dans l’art de l’animation. Respectant l’ambiance du conte d’origine, le film offre une histoire très bien faite, très bien ficelée, remplie d’émotions, pleine d’humour, mais avec une intensité dramatique durant tout le film. Belle est une Princesse qui ne juge pas les gens par leur apparence, mais par leur beauté intérieure. Elle est forte et indépendante. Elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds ! La Bête est sans conteste un des personnages les plus complexes. Non seulement il a mauvais caractère, mais son côté très torturé et sa force fait de lui un personnage marquant.  Il se bat vraiment pour rester avec Belle et rompre sa malédiction. Malgré les difficultés et les apparences, ils forment tous deux un des plus beaux couples de l’univers Disney. Lumière et Big Ben sont non seulement touchante, mais ils apportent des scènes très drôles au film. Leurs disputes les rendent très amusant. Miss Samovar est une maman comme on aimerait tous en avoir, non seulement pour sa gentillesse, mais aussi pour sa tendresse envers Belle et Zip. On peut toutefois regretter l’absence d’un méchant digne de ce nom comme Scar (Le Roi Lion) ou Maléfique (La Belle au Bois Dormant), qui restent des méchants qui font froid dans le dos.

Les décors sont bien dessinés, un peu plus sombre que ceux de La Petite Sirène. Le film offre de beaux paysages de campagnes et surtout, un très beau château, notamment les motifs sur les tapis, le lustre et même les murs. La bande originale, composée par Alan Menken et Howard Ashman, offre des chansons, non seulement mémorables, mais extrêmement bien écrites. Histoire éternelle est une des plus belles chansons de l’univers Disney, et la scène est très bien réalisée. C’est la fête, Belle ou même Je ne savais pas sont toutes des chansons montrant parfaitement les moments importants du film. Les instrumentaux sont tellement exceptionnels qu’on a pas besoin des images pour savoir l’histoire, notamment dans L’aile Ouest ou encore Transformation.

Tout ça pour dire à quel point j’adore ce film. Je ne me lasserai jamais de le regarder. :)

Image

Le film propose un bon transfert. Sans cependant atteindre le niveau exceptionnel qu’atteindra Le Roi Lion, Pocahontas ou encore Hercule, cette édition reste plutôt fidèle aux couleurs des deux versions, que ce soit la version VHS ou la version IMAX.

La version IMAX, sortie en 2002, offrait un mauvaise qualité, autant au niveau des couleurs que de l’image (reprise sur le DVD sorti peu de temps après). Ici, on reste fidèle aux deux et c’est un bon compromis pour ceux qui ont la VHS et le DVD de 2002.

L’image est très claire, et permet d’admirer les paysages et les peintures du film, mais cependant un problème d’aliasing vient perturber le contour des personnages et il peut parfois gâcher la bonne qualité proposée ici.

Bien que ce soit plutôt bon, on aurait cependant aimer avoir le film tel que les couleurs ont été conçues. Pour info, le Blu-Ray 3-D offre la même colorisation que la VHS, contrairement au Blu-Ray 2D. Cependent,  un réel effort a été fait sur cette sortie.

Menus et langues

Le menu est animé, on visite le château de la Bête, avec Lumière qui sert de guide. En plus, le menu est interactif et il se souvient de où vous vous êtes rendu dans le film si vous fermez votre lecteur Blu-Ray.

Le film est proposé en anglais DTS-HD 7.1, en français et en espagnol Dolby Digital 5.1.

Bonus

La Belle et la Bête est le deuxième film à sortir en édition Diamant. À l’image de « Blanche-Neige et les Sept Nains« , il est proposé avec une édition 2 disques, offrant une quantité phénoménale de bonus, dont la plupart sont inédits. On va commencer par le disque 1.

Le premier disque comprend trois version du film, qui peuvent être visionnées à volonté. La première est la copie de travail, qui est la version présentée à la première du film, non finalisée. La deuxième est la version cinéma, celle présentée au public lors de sa sortie en salles.

Cependant, une bourde a été faite lors de la séquence « Je ne savais pas« , qui reprend celle de la version longue et non celle de la version cinéma. Ce sera corrigé sur l’édition 3-D sorti l’année suivante.

La dernière est la version longue, présentée lors de sa sortie en IMAX en 2002, elle inclue une nouvelle scène / chanson : « Humain à nouveau ». Malgré tout, je préfère le film regarder dans sa copie de travail ou dans sa version cinéma.

La visite des nouveaux bonus commence réellement avec « Conversation musicale », un documentaire avec Alan Menken, qui parle des coulisses sur la conception de la musique du film

On passe maintenant à « Les débuts à Broadway », un documentaire qui parle de la transposition du film jusqu’à Broadway.

S’en suit un vidéoclip de Jordin Speaks, qui chante la chanson « Beauty and the Beast ». Bien que ce ne soit pas la meilleure, elle reste agréable à écouter.

La visite du premier disque se termine par un « chantons ensemble » des chansons du film, ainsi qu’un commentaire audio (tiré de l’édition précédente, il parle des coulisses de la production du film avec les réalisateurs). À noter que le commentaire audio est uniquement disponible pour la version Longue.

On passe maintenant au second disque. On commence par le meilleur bonus jamais sorti : le documentaire « Au-delà du film ». Il s’agit d’une visite interactive, où on entre vraiment dans tous les aspects du film, jusqu’aux origines du conte, qui est introduit par Don Hall. Ce bonus ressemble beaucoup au bonus « Hypérion » du Blu-Ray de « Blanche-Neige et les Sept Nains« . On peut accéder au bouton « Index » pour voir toute la liste des documentaires disponibles dans cette visite.

On commence maintenant la visite interactive. Cette visite propose 6 chapitres, entre-coupées de documentaires, et de nombreux autres bonus. Le premier documentaire commence, le premier chapitre est Un conte de fée, il parle des origines des contes en général, que ce soit « Blanche-Neige et les Sept Nains« , « La Belle et la Bête« , « La Belle au  Bois Dormant » ou encore, « Cendrillon« .

On passe maintenant aux contes de fées « Laugh-O-Gram », qui sont des courts-métrages que Walt Disney a fait en 1921 et 1922, bien avant Mickey Mouse. Quatre courts-métrages sont proposés : « Cendrillon« , « Le Petit Chaperon Rouge« , « Le Chat Potté » et « Les Musiciens de Brême« . Cela reste des documents précieux à conserver, vu la rareté des courts-métrages.

On passe deuxième chapitre qui parle des problèmes rencontrés pendant la production du film, puis deux d0ocumentaires sont proposés après. Le premier est « Arrivée à Brodway », un documentaire qui parle de la transposition du film à Brodway, On passe maintenant à « la scène d’ouverture alternative », que sont les vingt premières minutes du film rejetés par la compagnie.

On passe au troisième chapitre : « Il y a quelque chose ». Il offre des anecdotes et informe des problèmes rencontrés sur la scénario du film. Il liste également les étapes de production du film. On passe maintenant au « Portrait de Howard Ashman » (Décédé en mai 1991 à 41 ans du Sida), c’est la biographie du compositeur de La Petite Sirène, La Belle et la Bête et Aladdin. Puis on découvre trois scènes coupées : Belle à la bibliothèque, qui est présent aussi dans les bonus, c’est la fête et Humain à nouveau, tous deux sont dans la section des anciens bonus aussi.

On passe ensuite au quatrième chapitre : « Un sort est jeté », où on parle vraiment du travail sur l’animation du film et de l’inspiration qu’ont eu les « Nine old Men ». On passe maintenant au bonus « Animation et production », qui comprend des galeries d’images sur les personnages et sur le storyboard du film, mais aussi des vidéos sur la conception des personnages, sur les fichiers CAPS qui ont été utilisés dans le film, sur les deux animateurs qui ont servis de modèle pour Big Ben et Lumière, un documentaire sur le travail d’équipe des travailleurs chez Disney,  deux courts-métrages des Silly Symphony : « Jazz Band contre Symphony Land » et « Le Magasin de Porcelaine », ainsi qu’un extrait du film Alice au Pays des Merveilles.

On passe au cinquième chapitre : « Une fin de conte de fée », où on parle de la mort de Howard Ashman, de la période après la première du film en version non finalisée, et des prix qu’il a gagné. Il est aussi proposé avec le documentaire « Image par Image », qui raconte une brève histoire sur l’animation, ainsi « qu’une galerie d’image sur les paysages et concepts du film ».

La visite du documentaire interactif se conclut par le dernier chapitre : « Un film classique ». Il parle de l’influence du film sur le monde du cinéma depuis sa sortie en salles. En tout, si on compte tous les documents proposés sur cette visite interactive, ce documentaire dure 4 heures, et on entre dans les coulisses du film.

On termine finalement la liste des nouveaux bonus avec deux jeux : « Défi et enchantement » et « Bonjour, Qui est-ce ? ».

Les bonus restants sont tous tirés de l’édition précédente, sortie en 2002. Cela comprend sept documentaires sur les coulisses des histoires (avec une introduction de Céline Dion), le vidéoclip original Beauty and the Beast par Céline Dion et Peabo Bryson, Une présentation du projet, une orchestration abandonné (La transformation), trois documentaires sur l’animation (dont deux sur la fin du film), un test de mouvement de caméra, ainsi que la bandes-annonce cinéma et Imax et des publicité TV de la sortie IMAX de 2002.

Le Blu-Ray est vendu avec un DVD du film.

Conclusion

La Belle et la Bête offre un début remarquable en Blu-Ray. Il est offert avec un bon transfert (même si parfois douteux) et une immense quantité de bonus. C’est la meilleure édition Blu-Ray sortie par Disney (après La Belle au Bois Dormant). Elle reste une édition que tout fan digne de ce nom doit absolument posséder.

Hautement recommandé ! 😉

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3 Comments

  1. Je possède l’ancienne édition en DVD de « La Belle et La Bête » et c’est déjà une belle édition (une des meilleures) avec énormément de bonus (j’adore les bonus ^^), mais là tu mes donnes vraiment envie d’acheter ce Blu-ray 😉

  2. Rétrolien:Critique : Blu-Ray Signature : La Belle et la Bête (US) - Disney Magie Club

  3. Rétrolien:Critique : Édition Diamant 3D de La Belle et la Bête - Disney Magie Club

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